Parisienne et aimant profondément cette ville, il m’arrive souvent de rêvasser au travers des ruelles vivifiantes. Un mot, un son, une couleur, une forme peuvent ainsi m’inspirer. Je vois alors apparaître ce corps de danseuse en mouvement que j’affectionne tant.

j’ai pratiqué la danse pendant 25 ans, pour autant dire la majeure partie de ma vie. Ce chignon qui virevolte et qui chavire je le connais bien, et c’est à travers elle, cette petite nana qui nous ressemble toutes, que je me suis dis un jour:

« tiens ! et si je racontais l’histoire de son cœur à travers son corps ! ».

Pas besoin de visage, juste ses bras, ses jambes, son buste et son port de tête… Du bout de ses mains jusqu’à la pointe de ses pieds, son mouvement est un dialogue avec sa vie. Elle bat la mesure en accord avec ses émotions et écoute ce qu’elle a à lui offrir. J’aime l’idée du corps en apesanteur, comme s’il dansait avec l’eau ou l’air ; que la légèreté est une aspiration dans un monde où les émotions sont intransigeantes.

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